Le cdH réclame la démission de Theo Francken, le MR poursuit le travail "avec calme et détermination"

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Le cdH réclame la démission de Theo Francken, le MR poursuit le travail "avec calme et détermination"
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Le cdH a dénoncé lundi le comportement du président de la N-VA, Bart De Wever, et réclamé la démission du secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken. 

M. De Wever a annoncé dimanche soir qu'il soutiendrait le secrétaire d'Etat, quelles que soient les conclusions de l'enquête demandée par le gouvernement au Commissariat Général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA). "Il est inadmissible que le président d'un parti de la majorité s'asseye sur les décisions prises par le gouvernement", a souligné le cdH qui s'interroge toutefois sur l'indépendance de l'enquête. Le CGRA prend ses décisions en toute "indépendance", dit la loi de 1980 sur l'accès au territoire et le séjour des étrangers. Mais il est placé sous la compétence de M. Francken. "Que penser d'un patron ainsi évalué par son subordonné?", demande le cdH.

Le cdH épingle aussi les "mensonges" de M. Francken qui, selon lui, n'ont pas suscité de réaction du Premier ministre alors qu'il a été mis en difficulté au parlement.

"Pour le cdH, il n'est pas possible de mener à bien des réformes économiques et sociales efficaces et humaines dans un tel climat d'agressivité, de soumission et de mésentente", dit le parti.

Les centristes défendront une motion de défiance à l'égard de M. Francken jeudi en séance plénière de la Chambre afin de réclamer sa démission.

La démission de Francken n'est pas à l'ordre du jour, précise Wouter Beke

La démission du secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, n'est pas à l'ordre du jour, a laissé entendre lundi le président du CD&V, Wouter Beke, à l'issue du bureau de son parti.

"Le CD&V a pris en 2014 un engagement pour 5 années complètes, et nous nous y tenons". Le patron des chrétiens-démocrates a précisé sa position à propos de la démission de M. Francken, qu'il avait déjà évoquée durant le congé de fin d'année. "C'est une question de déontologie personnelle. Si le secrétaire d'Etat estime qu'il peut encore remplir ses fonctions, c'est son problème. La déontologie de l'un est clairement différente de celle des autres, mais c'est comme ça. Pour nous, il n'y a rien d'autre à l'ordre du jour", a-t-il dit.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a averti dimanche soir ses partenaires de majorité des conséquences d'une démission de M. Francken: elle entraînerait le départ de la N-VA de la majorité et provoquerait de ce fait la chute du gouvernement fédéral.

Des élections anticipées ne sont "absolument pas à l'ordre du jour". "C'est jouer avec le feu. Les gens attendent de nous que nous prenions des décisions aussi en 2018 et pas que nous nous livrions à des petits jeux politiques. Il y a suffisamment de confiance pour mettre en oeuvre l'accord de gouvernement", a ajouté M. Beke.

Le MR poursuit le travail "avec calme et détermination"

Le MR tient le cap et entend poursuivre le travail entrepris au gouvernement fédéral, a laissé entendre lundi la ministre du Budget, Sophie Wilmès, à l'issue d'un conseil du MR. Le MR a fait le point sur les dossiers d'actualité qui occupent le gouvernement fédéral.

La ministre n'évoque pas ce dossier en tant que tel. Elle se contente d'indiquer que "le ton est donné par le Premier ministre Charles Michel".

"Continuons à appliquer notre programme avec calme et détermination. Nos décisions portent déjà leurs fruits au bénéfice de tous les citoyens", a-t-elle ajouté.

De son côté, le président Olivier Chastel est revenu dans un communiqué la question de la politique migratoire. Le MR a réaffirmé son soutien à la politique menée du gouvernement.

"Cette politique migratoire fait de la Belgique une terre d'accueil mais aussi un Etat de droit", a souligné M. Chastel en insistant sur le "respect des règles".

"Si une demande d'asile n'est pas déposée ou est refusée, seule une politique de retour s'applique, volontaire puis forcé si besoin. A chaque retour, les dossiers sont toujours examinés au cas par cas par l'administration, notamment pour évaluer les risques de mauvais traitements au regard de l'article 3 de la Convention européenne des Droits de l'Homme", a-t-il précisé.

Nous continuons à travailler, assure Gwendolyn Rutten

Nous continuons à travailler, tel est en substance le message lancé par la présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten, à l'issue du bureau de son parti. "Celui qui, comme nous, poursuit sa route, de façon positive, ne se laisse pas imposer un chantage. Le gouvernement libéral de Charles Michel livre un travail formidable: l'économie tourne, des emplois sont créés, les impôts diminuent. Nous poursuivons le travail. C'est ce que les gens attendent de nous", a-t-elle déclaré sur Twitter.

De Wever: "Je ne fais chanter personne"

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a assuré lundi qu'il ne "faisait chanter personne" et qu'il ne faisait qu'exprimer l'opinion de son parti, comme en réponse aux propos du Premier ministre Charles Michel, tout en réaffirmant son soutien au secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken. "Je ne fais chanter personne. Je déplore que l'on dise cela. Je donne l'opinion de mon parti", a-t-il affirmé à son arrivée au siège bruxellois de la N-VA pour la réunion hebdomadaire du bureau du parti nationaliste flamand.

"Il n'y aura dans cette affaire (celle des migrants soudanais renvoyés dans leur pays) pas de démission de Theo Francken", a ajouté M. De Wever.

M. Francken s'est pour sa part déclaré satisfait du soutien apporté par son président de parti.

"Le chantage ne m'impressionne pas, les menaces non plus, ni les provocations", a affirmé le chef du gouvernement fédéral au micro de la radio privée Bel-RTL, dont il était l'invité matinal.

En réponse, M. De Wever a démenti exercer tout chantage. "Je ne fais chanter personne. Je donne l'opinion de mon parti", a-t-il lancé.

Il a aussi confirmé son soutien sans faille à son secrétaire d'Etat.

Interrogé sur l'hypothèse selon laquelle les résultats de l'enquête demandé par le gouvernement au Commissariat général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) confirmeraient que les Soudanais renvoyés ont été victimes de torture, M. De Wever a botté en touche.

"Nous allons attendre (les résultats de) cette enquête et peser les responsabilités. Mais dans cette affaire, il n'y aura pas de démission de Theo Francken", a dit le président du parti nationaliste flamand.

"Je ne laisserai pas tomber Francken, nu aujourd'hui, ni demain, ni après-demain. Quelqu'un qui fait son travail, il ne faut pas lui tirer dans le dos", a-t-il assuré.

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