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Irak: Les Kurdes ne lâcheront pas Kirkouk de sitôt

La prise de la ville pétrolière, avant qu'elle ne le soit par l'EIIL, met Bagdad au pied du mur. Un éclairage de Vincent Braun.

Vincent Braun
Iraqi Kurdish forces take position near Taza Khormato as they fight jihadist militants from the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) positioned five kilometers away in Bashir, 20 kms south of Kirkuk, on June 23, 2014. US Secretary of State John Kerry vowed Monday that the United States would provide "intense" support to Iraq to help it battle a militant offensive. AFP PHOTO/KARIM SAHIB
Iraqi Kurdish forces take position near Taza Khormato as they fight jihadist militants from the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) positioned five kilometers away in Bashir, 20 kms south of Kirkuk, on June 23, 2014. US Secretary of State John Kerry vowed Monday that the United States would provide "intense" support to Iraq to help it battle a militant offensive. AFP PHOTO/KARIM SAHIB ©AFP

L'offensive des jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) sert-elle la cause kurde ? Lancée il y a quinze jours depuis des zones du nord de l'Irak jouxtant la région autonome du Kurdistan, l'opération des insurgés sunnites radicaux a poussé les forces de sécurité kurdes irakiennes - les fameux Peshmergas - à prendre le contrôle intégral et exclusif de Kirkouk. De sorte que cette ville d'un peu plus d'un million d'habitants, mosaïque culturelle et centre important de la production pétrolière du pays, ne tombe pas aux mains des rebelles arabes. La prise se révèle stratégique puisque Kirkouk et son gouvernorat figurent parmi les territoires revendiqués de longue date par les Kurdes. Mais Bagdad n'y a jamais consenti.

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