"La douleur était insupportable, comme si ma peau était en feu"
Lancement d'une campagne de sensibilisation à une pathologie douloureuse et handicapante.

- Publié le 27-02-2024 à 11h01

"Quand j'ai eu le zona, ma vie quotidienne s'est complètement arrêtée, témoigne Bernadette. La douleur était insupportable, comme si ma peau était en feu. Je ne pouvais pas faire des choses simples de tous les jours". Douloureux et handicapant, le zona est causé par la réactivation du virus varicelle-zona (VZV), qui survient généralement chez les jeunes enfants. Après la première infection, si presque tous les adultes portent le virus sous une forme latente dans leurs cellules neuronales, la réactivation touche principalement les personnes de plus de 50 ans et celles dont le système immunitaire est affaibli. Une fois déclaré, le zona va entraîner une fatigue et une éruption cutanée douloureuse souvent décrite comme "lancinante, brûlante ou semblable à un choc".
Complications douloureuses
À l'occasion de la semaine de sensibilisation au zona, qui se déroule du 26 février au 3 mars, la Société belge de gériatrie et de gérontologie et la Société belge de la douleur souhaitent attirer l'attention sur l'impact considérable du zona (herpès zoster) et de ses complications douloureuses, les névralgies post-zostériennes (NPZ). C'est qu'une fois l'éruption cutanée disparue, jusqu'à 30 % des patients atteints de zona peuvent en effet développer une NPZ, c'est-à-dire une forme de douleur nerveuse persistante qui peut durer des mois, voire des années, avec un impact conséquent sur la qualité de vie du patient. "Notre mission est non seulement de sensibiliser, mais aussi d'orienter les patients vers des stratégies de gestion de la douleur, des traitements et des mesures préventives efficaces", estime le Dr Olivier De Coster, anesthésiste à l'AZ Delta.L.D.
Un vaccin existe
Cette campagne de sensibilisation est aussi l'occasion de rappeler qu'il existe un vaccin contre le zona. Non remboursé par la sécurité sociale, et malheureusement assez coûteux, il peut être proposé chez les personnes de plus de 50 ans, qu'elles aient déjà eu la varicelle ou non. Il permettra de diminuer le risque de zona et surtout d'amoindrir les douleurs post-zostériennes.