"Le bon moment pour se lancer"
Dans ce contexte difficile (voir ci-contre), les acteurs du secteur immobilier sont obligés de s'adapter. Premières en ligne de mire, les agences immobilières doivent se serrer la ceinture. Elles sont parfois contraintes de se séparer de collaborateurs, faute de générer suffisamment de rentrées afin de les rémunérer. A Jodoigne, pourtant, deux jeunes trentenaires ont décidé de tenter leur chance dans l'immobilier. David et Jean-Michel, deux amis d'enfance, ont ainsi posé leurs cartons, il y a un mois, dans un local de la chaussée de Tirlemont, à Jodoigne.
- Publié le 17-05-2010 à 04h15
Dans ce contexte difficile (voir ci-contre), les acteurs du secteur immobilier sont obligés de s'adapter. Premières en ligne de mire, les agences immobilières doivent se serrer la ceinture. Elles sont parfois contraintes de se séparer de collaborateurs, faute de générer suffisamment de rentrées afin de les rémunérer. A Jodoigne, pourtant, deux jeunes trentenaires ont décidé de tenter leur chance dans l'immobilier. David et Jean-Michel, deux amis d'enfance, ont ainsi posé leurs cartons, il y a un mois, dans un local de la chaussée de Tirlemont, à Jodoigne.
Les deux comparses sont aujourd'hui tout fiers d'avoir ouvert leurs portes. Pour eux, développer leur agence immobilière, travailler le relationnel afin de se faire une clientèle est un véritable défi à relever. "Ouvrir une boîte, avec la conjoncture actuelle, est très difficile", confie Jean-Michel. "D'autant que l'immobilier s'est cassé la figure en 2009."
Pourtant, les deux compères estiment qu'il s'agit du moment idéal pour se lancer dans l'aventure. "Pour faire ses gammes, c'est le moment idéal car toutes les agences immobilières éprouvent des difficultés", explique David. "L'important est d'être prêt lorsque le marché redémarrera. Pour cela, il faut obtenir une certaine notoriété grâce à la visibilité de l'enseigne ainsi que par le bouche à oreille."
Si, pour relever le défi, le jeune entrepreneur peut compter sur son expérience, longue de plusieurs années dans une agence bruxelloise, David a conscience qu'il devra tout de même s'adapter. "A Bruxelles, les terrains sont en moyenne de trois ares car les promoteurs se réservent les plus grands. On y vend des maisons deux façades et des appartements. En Brabant wallon, les villas avec terrain sont très appréciées."
La ville de Jodoigne est, pour eux, un lieu stratégique. "Beaucoup de locataires de Bruxelles, Braine-l'Alleud et Waterloo viennent s'installer ici car ils n'ont pas les moyens d'acheter là-bas. Ici, l'immobilier est moins cher que dans le centre du Brabant wallon. Il faut en profiter car cela ne durera pas."
