Van Overtveldt s'est assuré que la taxe Tobin n'affecte pas l'économie réelle
Les ministres des Finances de 10 pays de la zone euro, dont la Belgique, se sont entendus mardi sur une déclaration commune confirmant leur engagement pour introduire une taxe sur les transactions financières.
- Publié le 08-12-2015 à 19h23
- Mis à jour le 08-12-2015 à 19h42

Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) affirme avoir pesé dans la rédaction de l'accord de principe dégagé mardi entre 10 pays européens sur l'introduction d'une taxe sur les transactions financières afin d'éviter qu'elle n'ait pas un impact trop conséquent sur l'économie réelle.
Les ministres des Finances de 10 pays de la zone euro, dont la Belgique, se sont entendus mardi sur une déclaration commune confirmant leur engagement pour introduire une taxe sur les transactions financières.
Le document réaffirme avant tout les caractéristiques principales de cette 'taxe Tobin' européenne, mais les détails techniques, sensibles, devront être précisés d'ici mi-2016.
Le ministre Van Overtveldt a affirmé à Belga avoir pesé dans la rédaction de la déclaration afin "d'éviter qu'une telle taxe ait trop d'impact sur l'économie réelle, sur les grandes et petites entreprises, de même que sur les fonds de pension".
"En tant que ministre, je veux garantir que les gens puissent conserver une poire pour la soif", a précisé le ministre, qui assure avoir défendu le point du vue du gouvernement et le libellé de l'accord de gouvernement à ce sujet.
M. Van Overtveldt réagissait aux critiques du député socialiste Dirk Van der Maelen (sp.a) formulées à propos du rôle du ministre dans les négociations. "La Belgique a été rétrogradée de pionnière à pion du secteur financier", a affirmé celui-ci, plus tôt dans la journée, à Belga. Le député socialiste flamand voit dans le texte approuvé mardi la main des banques et des lobbies pour faire du projet de taxe "une boite vide".
Il réfute les arguments défendus par le ministre, jugeant que les tarifs suggérés par la Commission européenne pour taxer les transactions (0,1% pour les actions et obligations, 0,01% pour les dérivatifs) sont trop bas pour qu'il y ait un effet.
