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Dix ans après le référendum sur le Brexit, "l'Union européenne est passée à autre chose"

Le départ du Royaume-Uni a été une perte mais n'a pas mis l'UE en difficulté ou en péril. Rebâtir une nouvelle relation reste difficile, en raison des lignes rouges de l'une et de l'autre partie, ainsi que de l'instabilité politique britannique, qui entravent un rapprochement.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le 17 octobre 2019 à Bruxelles.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le 17 octobre 2019 à Bruxelles. ©Photo News

Le résultat du référendum du maintien ou de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) avait eu l'effet d'un coup de massue à Bruxelles et dans les capitales des autres États membres. Alors que les voix de cassandres, dont beaucoup de nationalistes et souverainistes, prophétisaient que le départ annoncé des Britanniques serait le premier épisode du délitement de l'Union, les institutions de celle-ci avaient tenu à envoyer un autre message. "C'est une situation sans précédent mais nous sommes unis dans notre réponse. L'Union de 27 États membres perdurera. [Elle] est le cadre de notre avenir politique commun […]", assuraient dans un communiqué commun Jean-Claude Juncker, Martin Schulz, Donald Tusk et Mark Rutte, respectivement président de la Commission, du Parlement et du Conseil européens et de la présidence tournante du Conseil de l'UE.

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